La COP30, qui s'est tenue à Belém au Brésil, a pris fin ce samedi 22 novembre. Les discussions, marquées par des tensions et des désaccords, ont abouti à un accord jugé *insatisfaisant* par de nombreux acteurs internationaux. En effet, les presque 200 pays présents ont accepté un texte qui soigneusement omet de mentionner les énergies fossiles, pourtant reconnues comme étant la principale cause du réchauffement climatique.
EN BREF
- La COP30 a abouti à un accord minimal sans mention des énergies fossiles.
- Une trentaine de pays ont appelé à une sortie des énergies fossiles, mais sans succès.
- Le bloc formé par les pays émergents a évité un affrontement direct avec l'Union européenne.
Les discussions ont été particulièrement animées, les pays du bloc dirigé par la Chine, l'Inde, l'Arabie Saoudite, la Russie et le Nigeria se montrant réticents à abandonner leurs intérêts économiques au profit d'un engagement plus fort pour le climat. Cela souligne une dynamique où les *intérêts nationaux* semblent primer sur les objectifs globaux de durabilité, révélant ainsi un fossé grandissant entre les pays développés et émergents.
Les pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, avaient pourtant proposé une feuille de route pour réduire leur dépendance au charbon, au pétrole et au gaz. Cette démarche a été largement ignorée, les pays européens préférant éviter un affrontement qui aurait pu mettre à mal un processus de multilatéralisme déjà fragile.
« On a juste obtenu le fait de ne pas reculer », a commenté Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique. Cette déclaration résume bien l'issue de la COP30, qui, à défaut d'avancées significatives, a réussi à maintenir un statu quo.
Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique
Ce vide en termes d'engagement climatique pourrait avoir des conséquences à long terme. La gravité de la situation climatique mondiale nécessite des actions tangibles et urgentes. De plus en plus d'experts mettent en garde contre le fait qu'un retard dans la transition énergétique pourrait conduire à des catastrophes environnementales imminentes. Des données récentes montrent qu'entre 2015 et 2022, les émissions mondiales de CO2 ont continué d'augmenter, illustrant l’urgence d’agir.
Le débat autour des énergies fossiles et des engagements climatiques se poursuit, et les prochaines conférences, notamment la COP31 prévue en 2024, devront prendre en considération les lacunes et défis identifiés lors de cette assemblée. Cela représentera une occasion de revoir les stratégies et de galvaniser les efforts pour une transition énergétique plus juste et durable. La mobilisation internationale doit ainsi se renforcer pour que l'accord de Belém ne fasse pas office de simple mesure d'urgence, mais bien d’un point de départ vers un avenir plus responsable.
En attendant, la communauté scientifique et les activistes continuent de tirer la sonnette d'alarme, appelant à un *changement urgent* de cap. Peut-être est-il temps pour les nations de s'unir véritablement autour de l'idée que nous partageons tous un navire commun sur l'océan troublé du changement climatique.