Home ActusNews Plan de paix américain pour l'Ukraine : la cession des territoires et une armée divisée par deux

Plan de paix américain pour l'Ukraine : la cession des territoires et une armée divisée par deux

by Matthieu Dourtou
Initiative de paix américaine pour l'Ukraine : compromis territorial et réduction militaire.

Ukraine : Tensions croissantes et nouvelles propositions de paix

Alors que l'Ukraine traverse des moments de profonde agitation, subissant l'une des frappes russes les plus meurtrières de l'année, une nouvelle proposition de paix a été formulée par les États-Unis. Ce mercredi, dans un contexte de demande accrue de soutien de la part de Kiev, un haut responsable ukrainien a fait savoir que ce plan américain reprend des conditions jugées inacceptables, proches de celles déjà avancées par Moscou. Les autorités ukrainiennes interprètent ces exigences comme des signes clairs de capitulation.

EN BREF

  • Une nouvelle proposition de paix américaine semble favoriser les intérêts russes.
  • L'Ukraine maintient qu'elle n'acceptera pas de capitulation.
  • Les frappes russes intensifient, entraînant des pertes civiles inquiétantes.

La proposition de Washington inclut des éléments controversés comme la reconnaissance de l'annexion de la Crimée et d'autres régions par la Russie, ainsi qu'une réduction drastique des forces armées ukrainiennes à 400 000 soldats. De plus, l'Ukraine devrait également renoncer à ses armes à longue portée, une condition particulièrement difficile à accepter dans un contexte de guerre en cours.

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a affirmé :

« Les Ukrainiens veulent une paix juste qui respecte la souveraineté de chacun et qui soit durable, donc inaltérable par de futures agressions. Nous ne voulons pas de capitulation de l’Ukraine. »

Quel plan pour l'avenir ?

Cette situation soulève la question : s'agit-il d'un plan élaboré par Donald Trump ou de son entourage ? Un haut responsable ukrainien a exprimé son incertitude quant à l'origine réelle de cette initiative, ajoutant que les retours d'information concernant la réaction de la Russie demeurent flous.

Le média américain Axios a rapporté que les États-Unis et la Russie seraient en pourparlers secrets pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis près de quatre ans. Bien que le Kremlin ait refusé de commenter ces déclarations, la visite à Kiev de Daniel Driscoll, secrétaire à l’Armée américaine, indique que les discussions se poursuivent. Driscoll a rencontré le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandre Syrsky, pour aborder les moyens de renforcer la défense ukrainienne.

Kiev et la lutte pour son territoire

Actuellement, la Russie contrôle environ 20 % du territoire ukrainien et exige la cession de cinq régions. En réaction, Kiev maintient son refus de céder à ces demandes et appelle au déploiement de troupes occidentales sur son sol, une demande que Moscou juge inacceptable. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a tenté de se positionner comme un médiateur dans ce conflit, sans succès tangible pour l'instant.

Ce mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, se trouvant en Turquie, a tenté de relancer les négociations de paix, mais la rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan n'a pas abouti. Il n'a pu que formuler l'espoir d'une reprise des échanges de prisonniers de guerre avec la Russie d'ici la fin de l'année.

Des frappes qui inquiètent

L'intensification des frappes russes est alarmante. À Ternopil, au moins 26 personnes ont perdu la vie, dont trois enfants, et 92 ont été blessées. Les forces armées ukrainiennes rapportent avoir dû faire face à une attaque massive de missiles de croisière, indiquant que 476 drones et 48 missiles ont visé le pays, causant des destructions tragiques.

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a affirmé qu'il s'agissait d'une « intensification massive » d'une guerre déclarée contre la population civile ukrainienne, sans motif militaire évident. Cette attaque a également conduit la Roumanie, voisine de l’Ukraine et membre de l’OTAN, à déployer des chasseurs afin de gérer une nouvelle menace de drone sur son territoire.

La situation au sein de la région continue d’évoluer rapidement, alors que chacun des acteurs internationaux cherche des alternatives pour relever le défi complexe de cette guerre, qui menace non seulement l'Ukraine, mais aussi la stabilité globale de la région. Les semaines à venir s'annoncent cruciales pour tous.

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