Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et ses alliés européens se sont entretenus par téléphone concernant un plan de paix américain jugé favorable au Kremlin.
EN BREF
- Volodymyr Zelensky a consulté les dirigeants européens sur un plan de paix américain.
- Ce plan est perçu par l'Ukraine comme favorable aux exigences russes.
- Les dirigeants européens insistent sur la nécessité d'un consensus pour toute décision concernant l'Ukraine.
Le 21 novembre 2025, Volodymyr Zelensky a convoqué une réunion d'urgence avec les dirigeants de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni. Cet entretien visait à discuter d'un plan de paix proposé par les États-Unis, qui soulève de vives inquiétudes en Ukraine, la qualifiant d'« extrêmement favorable » aux attentes du Kremlin.
Après l'appel, Zelensky a déclaré sur X (anciennement Twitter) : « Nous travaillons sur le document préparé par la partie américaine. Ce plan doit assurer une paix réelle et digne pour l'Ukraine. » Il a précisé que les attentes ukrainiennes en matière de sécurité doivent être au cœur des discussions.
En réponse à cet appel, les dirigeants européens ont affirmé leur soutien inconditionnel à l'Ukraine. Les présidents Emmanuel Macron (France), Keir Starmer (Royaume-Uni) et Friedrich Merz (Allemagne) ont réaffirmé que toute décision touche à l'avenir de l'Ukraine ne saurait se faire sans un consensus au sein de l'Europe et de l'OTAN. L'Élysée a précisé que les pays européens doivent préserver leurs « intérêts vitaux », tout en se tenant aux côtés de l'Ukraine dans cette période critique.
Les discussions ont également mis en avant le souhait commun de voir l'armée ukrainienne équipée et capable de défendre sa souveraineté. Au-delà des considérations politiques, les enjeux humains et militaires demeurent d'une importance capitale.
Un plan controversé
Le plan, connu pour ses 28 mesures, soutenu par l'administration américaine, inclut plusieurs propositions controversées. Il stipule notamment que l'Ukraine s'engagerait à ne jamais rejoindre l'OTAN. Cette offre, déjà bien éloignée des promesses faites à Kiev, soulève un vent de scepticisme.
Pour compliquer encore les choses, le plan évoque une cession de territoires: l'Ukraine devrait abandonner des régions de l'est au profit de la Russie, tout en acceptant une occupation dans le sud. De plus, il est prévu de restreindre l'armée ukrainienne à 600 000 hommes, tout en l'interdisant d'armes à longue portée.
Les faits montrent à quel point la situation est délicate. Alors que l’Europe aspire à une paix juste, le déséquilibre des concessions pouvant être exigées de l’Ukraine suscite des interrogations et des inquiétudes légitimes. Comment les dirigeants ukrainiens parviendront-ils à naviguer entre les impératifs de paix et les exigences de sécurité relatives à leur souveraineté ?
Cet épisode illustre bien les tensions qui persistent en Europe, et l’urgence de rétablir des discussions constructives, qui ne négligent pas l’importance des propres intérêts ukrainiens. Ce n'est qu'en unissant leurs forces que les nations peuvent espérer gérer cette crise complexe, au risque de voir l'avenir de l'Ukraine entre les mains d'accords inadaptés.